Le Wi-Fi 6 est ici ! Qu’allez-vous tester ?

29 mai 2019 / Généralités

En début d’année, l’IEEE est venu apporter des améliorations à la norme 802.11ax LAN HEW (High Efficiency WLAN), communément connue sous le nom de Wi-Fi 6. Cette nouvelle application Wi-Fi avancée a été conçue pour livrer théoriquement une transmission proche de 10 Gig en utilisant huit flux spatiaux dont la transmission individuelle s’élève à 1,2 Gb/s par rapport au Wi-Fi 5 (802.11ac) à juste 866 Mb/s par flux spécial. Elle peut également fonctionner sur des bandes de 2,4 GHz et 5 GHz.

Lors du lancement le Wi-Fi 5 nous a finalement octroyé des débits sans fil supérieurs à 1 Gb/s, la 2.5GBASE-T et 5GBASE-T ont été lancées par l’IEEE pour permettre à la base installée de catégorie 5e et catégorie 6 de fournir une éventuelle assistance. Ceci dit, toutes les installations câblées existantes de Cat 5e et 6 ne garantissent pas une prise en charge de la 2.5/5GBASE-T sur 100 mètres. Elles doivent faire l’objet de tests pour en garantir la conformité. Avec les appareils Wi-Fi 6 arrivant sur le marché, quels devront être vos critères de test ? Nous allons y jeter un coup d’œil.

Deux connexions seront requises

Alors que la première vague de produits Wi-Fi 6 peut être prise en charge par la 2.5GBASE-T ou 5GBASE-T, lorsque les deuxième et troisième vagues de produits arriveront sur le marché et augmenteront les débits au-delà de 5 Gb/s, deux connexions 5GBASE-T seront probablement requises pour chaque point d’accès sans fil pour assurer l’agrégation des liaisons. Tandis que les avancées technologiques se poursuivent pour assurer un débit théorique maximum, chaque point d’accès Wi-Fi exigera deux connexions 10GBASE-T avec la Cat 6A au minimum.

Vous pouvez démarrer les tests pour 2,5 ou 5GBASE-T sur la Cat 5e ou 6 pour les clients qui n’ont pas encore mis à niveau leurs installations câblées, mais la plupart des entreprises déployant les nouvelles installations câblées privilégient la Cat 6A pour le Wi-Fi, même si elles n’utilisent que la Cat 5e ou 6 pour le reste du LAN horizontal. Pour ces clients, il est judicieux de tester en 10GBASE-T aujourd’hui même si son utilisation ne sera pas immédiate. Le test de diaphonie exogène est requis.

Histoire de nous rafraîchir la mémoire, le test de diaphonie exogène suppose de tester un échantillon de liaisons courtes, moyennes et longues qui sont perturbées pour la paradiaphonie distante cumulée (PS ANEXT) et le rapport affaiblissement sur diaphonie cumulée - près de l’extrémité (PSASCRF). Lorsque vous spécifiez un échantillon de liaisons perturbées pour la diaphonie exogène, veillez à choisir des liaisons au sein d’un même faisceau et des liaisons entourées de connecteurs au-dessus et en dessous plutôt que des liaisons qui se terminent à la fin d’une rangée de connecteurs. Ainsi, vous pourrez tester des liaisons de scénario catastrophe. Si ces liaisons excèdent toutes 5 dB en marge, c’est une bonne nouvelle. Pour en savoir plus sur les tests de diaphonie exogène, lisez cet article : https://www.flukenetworks.com/blog/cabling-chronicles/field-testing-misconceptions-alien-crosstalk-do-we-test-or-not-if-so-how

Si vous (ou votre client) ne disposez pas du temps supplémentaire requis pour le test de diaphonie exogène (et si vous n’en avez pas besoin à des fins de garantie comme cela est exigé par le fournisseur de câblage), vous pouvez consulter les résultats des tests TCL et ELTCTL en choisissant des limites (+ALL) sur l'appareil de test DSX CableAnalyzer Series.  Ces paramètres rallongent vos délais de tests de 6 secondes seulement. Ce sont d’excellents indicateurs pour savoir si une liaison câblée pourra assurer la performance de diaphonie exogène appropriée. De plus, si le câblage est blindé, vous n’aurez probablement pas besoin de vous soucier du bruit provenant des câbles connexes.

Plus de consommation électrique

Un autre aspect clé des points d’accès Wi-Fi 6 à prendre en compte est leur traitement plus complexe. Celui-ci exigera des niveaux supérieurs de PoE que ceux observés dans les générations antérieures du Wi-Fi, dont le fonctionnement initial reposait sur une PoE de 13 W de type 1. En d’autres termes, une PoE de 30 W de type 2 est requise au minimum, et dans certains points d’accès haut de gamme, la PoE sera de 60 W de type 3.

Si vous savez que la liaison fournira de l’électricité à un point d’accès Wi-Fi 6, il serait judicieux de tester la résistance CC asymétrique pour s’assurer qu’en cas d’alimentation CC transmise via une tension de mode commun, le courant est uniformément divisé entre chaque conducteur de la paire et entre plusieurs paires pour les applications de PoE à quatre paires. Dans le cas contraire, les signaux Ethernet peuvent faire l’objet de distorsion, ce qui occasionne des erreurs de bits, des retransmissions, voire même un dysfonctionnement des liaisons de données. La combinaison du 10GBASE-T à haut débit, de la PoE à puissance supérieure et du nombre croissant d’utilisateurs sans fil explique pourquoi le Wi-Fi 6 est la technologie moderne la plus importante, justifiant la nécessité de ce test de résistance CC. Vous pouvez heureusement y accéder sur le testeur DSX CableAnalyzer Series en sélectionnant les limites (+All) ou (+PoE).

Si l’installation câblée a déjà été installée est activée, vous pouvez vérifier le courant disponible sur la liaison en utilisant la PoE MicroScanner de Fluke Networks. Il vous suffit de la brancher à la connexion finale. Si le câble est raccordé à un commutateur de PoE ou à un autre équipement d’alimentation, il affichera la classe (0-8) du courant disponible sur la liaison. Vous pouvez alors comparer cette situation aux exigences du point d’accès sans fil pour savoir si vous avez une alimentation suffisante. Cliquez ICI pour en savoir plus les classes, les types et les normes de la PoE.

Blindage dans un souci de protection

Sachant que les déploiements de Wi-Fi 6 sont vulnérables à la diaphonie exogène et à une augmentation de chaleur à cause de la livraison de la PoE dans des faisceaux de câbles, ne soyez pas surpris si certains clients utilisent le câblage blindé de Cat 6A pour leurs connexions aux points d’accès. N’oubliez pas, s’il n’est pas correctement installé, même le câblage blindé peut s'avérer défaillant. Dans la salle des télécommunications, un câblage blindé d’un panneau de brassage à un autre avec un blindage ouvert peut entraîner l’échec du test de diaphonie exogène.

Il peut s’avérer qu’un test de la continuité CC ne soit pas suffisant. Le signal électrique CC cherchera de toute façon à arriver à l’autre extrémité, y compris via le système de mise à la terre auquel les panneaux de brassage et les racks sont connectés. Cela signifie qu’un testeur indiquera un blindage connecté même lorsqu’il ne l’est pas. Heureusement, cela peut être évité avec le testeur DSX CableAnalyzer Series, qui rapporte les distances pour protéger des problèmes d’intégrité à l’aide d’une technique de mesure de courant alternatif brevetée.